Les 8 ingrédients du succès selon « Le fondateur »

28 mai 2017

Charles et moi avons regardé un film qui retrace l’histoire de la multinationale du fast food McDonald’s.

N’ayant jamais  fait de critique littéraire ou cinématographique sur le blog, j’ai tenu à partager avec vous les enseignements tirés de ce film qui m’a particulièrement marquée.

Le film est un peu lassant au début car il n’y a pas  de réelle intrigue. Cependant, les nombreux concepts  de marketing, de comptabilité, de finance, de droit et de micro-économie y sont largement illustrés. Mon parcours académique et professionnel (ICI) explique certainement la raison pour laquelle j’ai apprécié ce film.

Je recommande fortement « Le fondateur » à toutes les personnes qui souhaitent en mettre une activité commerciale sur pied ou qui veulent simplement accroître la rentabilité de leur business.

Je pensais naïvement que le fondateur du groupe McDonald’s était un self-made man qui avait réussi à créer un concept novateur et à l’exporter dans le monde entier.  En réalité, l’histoire est loin d’être aussi rose.

Les leçons que je tire de cette success story :

1 – Croire en soi coûte que coûte

La voie vers le succès n’est pas rectiligne. Elle sera souvent semée d’embûches. Sans le capital nécessaire pour se lancer, l’on peut est confronté au refus des banques, des personnes qui ne vous prennent pas au sérieux lorsque vous parlez de vos projets, des gens qui estiment que vous êtes trop vieux ou que votre projet est purement utopique.

Le personnage principal (Ray Kroc) du film a 54 ans, travaille commercialise les machines à Milk Shake et croit fermement que le concept du Fast Food, créé par les frères Mc Donald’s, est un concept en or qu’il faut impérativement exploiter à une échelle nationale et internationale.

2 – Prendre des risques

Ray Kroc qui est à l’origine de l’internationalisation du groupe hypothèque sa maison, à l’insu de son épouse, afin d’obtenir un prêt auprès des banques et ouvrir sa première franchise.

3 –  L’ idée ne doit pas être révolutionnaire

Peu importe le domaine dans lequel nous exerçons notre activité commerciale ou souhaitons l’exercer, nous ne devons pas nécessairement être les pionniers.

En marketing, vous pouvez vous inspirer d’un produit existant, retravailler le packaging (emballage)  afin de susciter l’intérêt du consommateur final en lui racontant une histoire qui le transporte.
C’est le cas par exemple de la marque Nespresso (avec les capsules de café) qui n’a pas inventé le café mais juste une nouvelle manière de le consommer.  Nespresso a  réussi à attribuer au café les mêmes qualités qu’une dégustation de vin, de fromage ou de bière… C’est également le cas de Starbucks. En fin de compte, il s’agit simplement de café.

4 – Ne pas forcément être passionné

Je lis très souvent des citations qui disent (je paraphrase) « Si vous travaillez dans le domaine de votre passion, vous connaitrez le succès ».
A travers ce film, l’on se rend compte que ce n’est pas véridique. La notion de succès étant relative, si le succès pour vous est synonyme de rendre le consommateur heureux, lui proposer des produits de qualité  (ce qui était la volonté des frères Mc Donald’s) alors oui vous  avez réussi.

Mais si le succès est synonyme de faire connaitre vos produits à un maximum de consommateurs, accroître votre présence nationale et internationale, alors la passion ne vous aidera pas.  L’amour du projet  ne vous incitera pas à minimiser les coûts pour maximiser le profit. Or, pour apporter une dimension internationale à l’activité, il faudra impérativement, investir et minimiser les coûts au maximum (j’ai l’impression de parler comme mon ancien professeur d’économie:-).

5 – Avoir une vision à long terme

Pour accroître son activité, laisser un héritage à sa progéniture, il faut avoir une vision.
Ray Kroc avait une vision. Il voulait que ce soit « le lieu » où les familles se retrouvent le dimanche après-midi. Il voulait que l’on puisse reconnaitre la marque en voyant simplement le grand M lumineux. Il voulait qu’il y ait des McDonald’s partout aux USA et dans le monde.

6 – Vouloir le succès pour le recevoir

Je pense humblement que le succès n’arrive pas à ceux qui ne le cherchent pas. Ray Kroc, le personnage principal,  atteint ses objectifs car il a une volonté d’y arriver. Il met tout en oeuvre alors que les deux frères à l’origine du concept n’avaient pas cette volonté. Ils étaient hermétiques aux nouvelles idées. Réduire les coûts fixes liés aux factures exorbitantes d’électricité, s’associer à Coca-Cola afin de bénéficier des coûts d’achat de boissons gazeuses bas.

7- L’on n’y arrive pas seul

Comme l’on ne peut exceller dans tous les domaines, l’on doit trouver des compagnons de route qui aident à effectuer un grand bond vers la réussite.

Les bonnes rencontres et l’entourage sont des éléments décisifs vers la réussite. Ray Kroc fait la connaissance d’un expert comptable grâce auquel il acquiert des connaissances qui lui permettent d’apporter de la santé financière à ses activités. Il devient notamment propriétaire des terrains sur lesquels s’installent les franchisés afin de s’octroyer une source de revenu régulière grâce aux loyers payés par ces derniers.

 

8 – La fin justifie les moyens

Les exemples de success story sont légions mais nous ne connaissons pas toujours l’envers du décor. Nous ignorons qu’il faut parfois être sans scrupules pour y arriver. En regardant ce film, l’on comprend que pour réussir dans une activité commerciale il faut être sans état d’âme. Toujours tirer la couverture de son côté, ne pas hésiter à « entuber » ses  associés si nécessaire.

Ceci étant, je crois au karma et je me demande si l’on ne paie pas toujours les coups bas que l’on fait aux autres.
Le point positif de ce film c’est qu’il rend hommage aux deux frères qui sont à l’origine du concept et qui sont les oubliés de l’histoire.

 

Avez-vous vu ce film ? Si oui, qu’en avez vous pensé ? Abuser de la crédulité des autres, est-ce vraiment nécessaire pour réussir dans les affaires ?

 

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Prenez bien soin de vous les ami(e)s !

Céline

 

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2 comments

Ryane 21 juin 2017 at 17 h 43 min

Waouh tres bon resumé. J ai regardé ce film il y’a 2 semaines et j etais emerveillé par les visions à long terme qu’avait Karl. Comme tu l as si bien dit nul n était la presence de l’expert comptable qui lui donne des pistes. Le plus dur pour moi a été l’anarque faite par Karl autrement dit les arrieres arrirres petits fils des frères seraient des millenaires aujourd’hui. Merci une fois de plus pour ce resumé. J aimerais bien regardé d’autres succès stories comme celle ci, as-tu des recommendations à me faire?
Beaucoup de courage dans tes entreprises.

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Céline 25 juin 2017 at 7 h 52 min

Hello Ryane,

Je suis heureuse que tu aies apprécié le film et mon résumé 🙂 <3
Je ne suis pas une grande cinéphile. c'est vraiment par hasard que nous sommes tombés sur ce film.
En ce qui concerne des success stories, il y a la biographie des personnages publics comme Oprah Winfrey, Steve Harvey... qui peuvent être très édifiantes.

Que le bon Dieu t'entende !
xoxo

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