Je ne jugerai point…

21 juillet 2017

Il y a quelques mois, j’ai vu passer sur le fil de mon actualité Facebook, une histoire tragique. Un jeune homme de 15 ans, mort sous les coups de ceinture de son beau-père.  Le titre seul suffisait à me glacer le sang et à me plonger dans la tristesse.

La plupart des personnes qui commentaient cette publication, étaient bien évidemment attristées et pointaient du doigt l’inertie des voisins.
Très souvent dans les cas de violences domestiques, les voisins savent ce qui se passent. Ils entendent, ils voient, mais se taisent.

« Cela ne me regarde pas »

C’est ce que disent intérieurement la majorité des gens. Ce que je peux comprendre et que – j’avoue – ne comprenais pas jusqu’à ce que je sois , moi-même, confrontée à une autre situation…

Je dois être honnête avec vous, j’ai souvent jugé les personnes qui ne vont pas jusqu’au bout d’une cause noble.

J’ai souvent jugé les personnes qui n’osent pas bomber le torse pour revendiquer leurs droits.

Je n’ai jamais compris la raison pour laquelle certaines personnes se rétractent. Que ce soient les personnes témoins d’une scène de violence, les personnes victimes de violence ou les personnes qui ne portent pas secours aux victimes de violences physiques ou verbales.

Il parait que l’enfer est pavé de bonnes intentions mais j’ai envie d’ajouter que porter assistance à une personne en danger peut vous apporter des ennuis.

Je vois déjà des personnes me dire

« Même si cela vous apporte des ennuis, n’hésitez pas à porter secours à autrui ».

Oui, mais si aider autrui peut vous vous conduire dans une spirale d’ennuis, permettez-moi de m’interroger…

Ma soeur m’a raconté un jour, le cas de cette femme qui avait dénoncé des terroristes en France. Ils avaient en projet de faire exploser le quartier de la Défense à Paris. Depuis cette dénonciation, elle n’a plus d’identité. Elle n’existe plus. Elle est obligée de vivre cachée avec ses enfants. Ils n’ont plus le droit de contacter leur famille ou leurs amis. Leur mère voulait simplement poser un acte citoyen.

Avez-vous entendu parler de l’affaire Natascha Kampusch ? Cette jeune fille autrichienne qui avaient été séquestrée pendant près d’une décennie.
Figurez-vous que lors de son audition, sa version des faits avait mise en doute par les enquêteurs.

J’ai personnellement été entendue un jour, comme témoin, par des inspecteurs dans le cadre d’une affaire.

« Etes-vous sûre que c’est ce qu’il avait dit ? » « Etes-vous sûre de ce que vous avez vu ? » « Tout à l’heure vous avez dit X, maintenant vous dites Y…? »

Ce type de questions vous retourne le cerveau et vous fait douter de votre démarche, aider !

Je vous le dis, si une personne ne porte pas assistance à une autre victime de violence physique ou verbale, je ne lui jetterai plus la première pierre.

Il est vrai que nous collons souvent une étiquette aux autres par facilité. Nous n’essayons pas toujours de comprendre le comportement ou la réaction des gens face à X ou Y  situation. Nous ne connaissons pas leur histoire et leur passé. Je me promets à moi-même de ne plus juger mon prochain sauf lorsque « j’aurai porté ses chaussures » comme disent les anglo-saxons.

 

 

Prenez bien soin de vous les ami(e)s !

Céline

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Photos : Charles ; Relecture : Charles

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